Esprit du Seigneur, Viens me donner ton souffle de vie, Car en moi, tout est triste, tout est mort.
Il m'arrive des fois de manquer de souffle, Je ne sais pas avancer, où aller, Je ne sais pas quoi faire, Je ne sais te prier.
Viens souffler dans les voiles de ma vie, Surtout, donne-moi un cœur Qui déborde de courage et d'audace.
Donne-moi un cœur capable d'aimer. Donne-moi l'intelligence pour te comprendre. Aujourd'hui, j'ai perdu ma foi d'enfant. Tout me paraît mêlé, compliqué, difficile.
Donne-moi l'intelligence de ta parole. Viens enlever mes doutes, Tout ce qui me cache ton visage si beau. Donne-moi la force de m'engager Dans mon propre milieu. Il y a tellement de souffrances, de blessés.
Donne-moi ta paix et ta joie Pour que ma vie se déroule en beauté et en bonté. Je ne te demande pas d'agir à ma place. J'ai surtout besoin d'un visage qui m'entraîne.
J'aimerais entendre, moi aussi, cette parole Qui a remué les apôtres: "Ne crains pas... je suis là." Esprit Saint, souffle de Dieu, pousse dans mes voiles.
Amen.

Laisse-le souffler
Il y a une honnêteté dans cette prière qui fait du bien. Pas de grands discours, pas de foi parfaite mise en vitrine, juste un cœur qui dit "je suis à bout de souffle, et j'ai besoin de toi".
C'est exactement là que l'Esprit Saint travaille. Pas dans les certitudes bien rangées, mais dans les voiles qui pendent, immobiles, quand le vent ne vient pas. Il n'attend pas que tu sois prêt(e), que tu aies tout compris, que ta foi soit redevenue celle d'avant. Il vient dans le manque. Il vient dans le vide. Il vient justement là où tu n'as plus rien à lui offrir.
Et quand il vient, il ne vient pas les mains vides.
Il apporte la sagesse pour voir ta vie avec les yeux de Dieu plutôt qu'avec les yeux de la peur. L'intelligence pour que la Parole cesse d'être un texte lointain et devienne une voix qui te parle.
Le conseil pour savoir où aller quand tous les chemins se ressemblent.
La force pour te relever encore, une fois de plus, même quand tu jurais que c'était la dernière.
La science pour discerner ce qui est vrai de ce qui t'aveugle. La piété pour retrouver le désir de t'approcher de Dieu, même timidement, même en boitant. Et cette crainte filiale, pas la peur qui paralyse, mais celle qui émerveille, qui te rappelle que tu te tiens devant quelqu'un d'infiniment grand, et qu'il te regarde avec amour.
Tu n'as pas à forcer une foi que tu n'as plus. Cette prière que tu viens de prier, ces mots maladroits, incomplets, épuisés, c'est déjà de la foi. La foi qui ose encore dire "viens".
Alors reste là. Garde les voiles ouvertes, même quand tu ne sens rien. Le vent de l'Esprit ne demande pas la permission pour souffler, il demande seulement que tu ne fermes pas les voiles avant qu'il arrive.
Il arrive.
Uriyah
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